Transport collectif – Les MRC des Pays-d’en-Haut et des Laurentides doivent de nouveau avancer des fonds dans l’attente des aides gouvernementales
Devant les délais de versement des aides financières gouvernementales destinées à l’organisme Transport adapté et collectif des Laurentides (TACL), la MRC des Pays-d’en-Haut et la MRC des Laurentides se voient de nouveau dans l’obligation d’intervenir afin de fournir les liquidités nécessaires pour assurer la continuité de la desserte en transport collectif et adapté. Les deux MRC ont récemment autorisé une troisième avance de fonds de 200 000 $ chacune.
En moins d’un an, elles ont ainsi avancé un total de 1,2 M$ à TACL afin de pallier les délais entourant le versement des aides financières provenant du gouvernement du Québec.
Des sommes toujours attendues
Bien que les ententes dans le cadre du Programme d’aide au développement du transport collectif (PADTC) et au Programme de soutien au transport adapté (PSTA) aient été signées en juillet 2026, les sommes attendues de plus de 2,1 M$ n’ont toujours pas été entièrement versées pour les exercices 2025-2026 et 2026-2027.
Cette situation exerce une pression importante sur les liquidités de TACL. Sans les avances consenties par les deux MRC, le manque de liquidités aurait pu compromettre la continuité des services de transport adapté et collectif dans la région. Si les MRC disposent actuellement de la marge de manœuvre financière nécessaire pour avancer ces sommes, rien ne garantit qu’elles seront toujours en mesure de le faire.
La MRC des Pays-d’en-Haut et la MRC des Laurentides demandent donc que les aides financières prévues soient versées dans les meilleurs délais, que les processus de reddition de comptes soient traités en priorité et que des mesures soient mises en place afin d’éviter que de tels retards se reproduisent.
« Encore une fois, nos MRC doivent avancer des sommes importantes pour assurer la continuité du transport adapté et collectif dans la région. Ce manque de prévisibilité dans le versement des aides gouvernementales nous oblige à trouver des solutions pour éviter que notre population soit affectée. Pour de nombreuses personnes de notre territoire, il s’agit d’un service essentiel. Nous demandons au gouvernement du Québec de verser rapidement les sommes attendues et de prendre les mesures nécessaires pour éviter que cette situation se répète », souligne Catherine Hamé, préfète de la MRC des Pays-d’en-Haut.
« Le transport collectif et adapté ne sont pas des services accessoires : ils sont essentiels et permettent à des citoyens de se déplacer, de briser l’isolement, de travailler, d’étudier, d’avoir accès aux soins et de participer pleinement à la vie de leur communauté. Nous faisons notre part, et nous la faisons parce que nous refusons de laisser les citoyens subir les conséquences d’un financement déficient et de surcroît qui n’est pas versé dans les délais prévus. Cette situation ne peut devenir la norme. Une MRC ne devrait pas avoir à choisir entre fragiliser ses propres finances et risquer une interruption de services essentiels à sa population. Nous demandons au gouvernement du Québec de respecter ses engagements financiers envers le transport collectif et adapté (TACL) et de mettre en place un mécanisme de financement prévisible, suffisant et versé dans les délais. La mobilité de nos citoyens ne peut pas dépendre de la capacité des MRC à avancer indéfiniment les sommes qui leur sont dues », mentionne Marc L’Heureux, préfet de la MRC des Laurentides.